#RaconteMoiTaForet

ONF-medialib-00005783Au crépuscule, une heure de course à pied dans la forêt de Saint-Germain, à l’heure de toutes les frayeurs. Il suffit d’un marron qui chute brutalement de sa bogue éclatée. Il suffit d’ombres furtives, de froissements anonymes, du murmure du vent. Il suffit.
Et puis soudain, l’éblouissement. Celui de Saint-Hubert. Au plein centre d’un sentier du grand veneur, à hauteur de la croix de Noailles. Il me regardait dans la fierté de ses jeunes bois de velours. On n’oublie pas un regard comme celui-là. Plus profond que la forêt qu’il habite et porteur de légendes ancestrales. Le message en plein cœur déposé et la fuite aérienne parmi les futaies.
Que reste-t-il de ma course après cela ? Quelques traces de sabots gravées en ma mémoire.

Christine